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samedi 20 mai 2017

Gustave LE BON - LES FUÉGIENS (1881)

En 1881, le Jardin d'acclimatation présente un groupe de onze Fuégiens au public parisien. Seuls quatre d'entre eux retourneront sur leur terre, les autres mourront en Europe, dont cette fillette décédée le 30 septembre 1881.



LES FUÉGIENS par le Dr GUSTAVE LE BON


G. Le Bon - Fuégiens du Jardin d'acclimatation - 1881


Les Fuégiens dont je me propose d’entretenir la Société aujourd’hui sont ceux que le Jardin d’acclimatation a possédé pendant quelques temps. Leur étude offrait un intérêt très grand et je serais heureux d’appeler encore une fois l’attention des voyageurs sur l’importance considérable que présente l’observation intellectuelle et morale, si négligée encore, de toutes les population inférieures pour la reconstitution de notre passé.

mercredi 3 mai 2017

BOUGAINVILLE ET LES PÉCHERAIS (1768)


Mission scientifique du Cap Horn (1882-1883)
Collection du musée du quai Branly - Jacques Chirac


70 ans avant Darwin, c'est Bougainville qui est confronté aux Fuégiens (On désignait ainsi autrefois les nomades marins occupant toutes les îles au sud du détroit de Magellan, puis par extension tous les nomades marins de Patagonie appelés aujourd’hui Indios Canoeros - Dominique Legoupil)

Même si le regard de Bougainville est parfois cruel, il ne l'est pas autant que celui de Darwin dans Voyage d'un naturaliste autour du monde qui écrivit à leur propos " quand on voit ces hommes, c’est à peine si on peut croire que ce soient des créatures humaines, des habitants du même monde que le nôtre ", "On peut, en quelque sorte, comparer leurs quelques facultés à l’instinct des animaux, ces facultés en effet ne profitant pas de l’expérience" ou " est énorme la différence qui sépare l’homme sauvage de l’homme civilisé, différence certainement plus grande que celle qui existe entre l’animal sauvage et l’animal domestiqué".

Plus près de nous, Jean Raspail dans Qui se souvient des hommes... écrit :
"Ils s'appelaient eux-même les Hommes. Ils étaient parvenus à cette extrémité de la terre - qui devait, bien plus tard, être nommée Terre de Feu - au terme d'une si longue migration qu'ils en avaient perdu la mémoire. Sans cesse poussés par de nouveaux envahisseurs, ils avaient traversé un continent et des millénaires dans l'ignorance et la peur. Ils s'étaient établis là où, semblait-il, nul ne pouvait les rejoindre, tant sont cruels le ciel, la terre et la mer dans cet enfer austral. Ils furent peut-être un peuple; ils ne furent plus que des clans, puis des familles (...)"


Aujourd'hui, il n'y a plus de Fuégiens dans le sud austral.

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