dimanche 9 décembre 2018

Le calendrier de la vie rurale


C'est un aveu qui va encore me faire perdre quelques visiteurs (et pourtant, ils ne sont pas légion). Je suis un urbain qui n'a aucune nostalgie de la vie à la campagne.
Aussi, quand le l'agent commercial de la Bayerische Jungbauernschaft, l'équivalent de l'une de nos Fédérations Régionales de Jeunes Bouseux est passé par ma boite mail, j'ai d'abord songé à mettre son message à la corbeille. Une mauvaise manipulation l'a sauvé de la destruction et par la même occasion m'a permis de me réconcilier avec la plastique des agricultrices.

vendredi 7 décembre 2018

Des enfants vendeurs de journaux à la criée (vers 1910) V/V

Frank Luzzi, vendeur à la criée de journaux âge de 10 ans. Hartford, Connecticut, mars 1909.
Photo : Lewis Wickes Hine - Source : Bibliothèque du Congrès, Washington
Une fois n'est pas coutume, ce billet commence par la bibliographie ! Si vous n'avez que quelques instants ou si vous arrivez là par hasard, faites un tour sur le site de Joe Manning :
Lewis Hine Project
Vous y passerez bien plus de temps qu'ici !

Les photos de Lewis Wickes Hine ne sont pas innocentes. Elles peuvent hanter les consciences, heurter des sensibilités. C'est d'ailleurs leur but. Ce sont des photos militantes qui s'appuient sur une rhétorique de l'image. Sans misérabilisme, sans recherche du sensationnel, sans mises en scènes spectaculaires, ce sont de simples portraits d'enfants, de ceux qui font le succès des sites de photos vintage. Devant et derrière l'appareil, c'est la common decency, telle que la théorisera plus tard Orwell, qui est à l'oeuvre... et c'est très violent ! (note 1).

NB : J'ai choisi de limiter cette série de billets aux Newsboys (ou newsie). Elles sont moins construites que celles prises dans les champs ou dans les usines, où le regard peut être captivé par l'ambiance ou l'esthétique de certaines lumières. A mon sens, elles n'ont sont que plus fortes !

Des enfants vendeurs de journaux à la criée (Partie I/V)


mercredi 5 décembre 2018

Katie Price sort les poubelles


A dire vrai, jusqu'à la lecture studieuse de cet article du Daily Mail, j'ignorais jusqu'à l'existence de Katie Price. Je n'en sais pas beaucoup plus sur sa carrière, mais Katie Price doit être célèbre, sinon elle n'aurait pas été photographiée entrain de sortir ses poubelles le 11 novembre au matin !


vendredi 30 novembre 2018

Macron, Lénine, même combat ?

Autrefois, mais c'est un temps que les d'jeunes n'ont pas connu, on lisait parfois Marx et Lénine.
C'est une bonne habitude qui s'est perdue.

Aujourd'hui, bien peu ont encore le souvenir des débats sans fin qui animaient les différentes chapelles plus ou moins marxisantes et, en particulier, celui sur la contribution de certaines catégories populaires au mouvement révolutionnaire. Marx disait pis que pendre du Lumpenproletariat qu'il considérait comme un allié objectif de la bourgeoisie. Lénine était plus pragmatique.


jeudi 29 novembre 2018

Fred Boissonnas - La vie quotidienne en Grèce au début du XXème siècle - III/IV


Fred Boissonnas fit de nombreux séjour en Grèce entre 1901 et 1930. Contrairement à de nombreux autres professionnels ou amateurs, il ne photographia pas que des ruines antiques et les paysages, mais aussi les habitants des zones rurales.

lundi 26 novembre 2018

Duane Bryers et Hilda, la pinup rubenesque


C'est en 1956 que Duane Bryers créa Hilda, sa pinup non conventionnelle. Au fil des années, elle ne prit pas une ride et à peine quelques kilos de plus. Pendant plus d'une vingtaine d'années, Hilda illustra de nombreux calendriers, des cartes postales et des magazines. Puis, Hilda tomba dans l'oubli et quand Duane Bryers mourut en 2012, il n'y eut pas grand monde pour consacrer une notice nécrologique à cet illustrateur plus connu des camionneurs ou des GI's que des historiens de l'art. Même les sites spécialisés dans les subcultures semblent ignorer l'existence de Duane Bryers dont la fiche wikipedia en anglais est des plus succinctes (il faut aller sur le wikipedia allemand pour trouver quelques détails bibliographiques)

Depuis, Hilda revient de temps en temps dans l'actualité, surtout quand il s'agit d'illustrer des rondeurs. On retrouve aussi Hilda dans des contextes plus surprenants. Ainsi, il en est question dans le livre-manifeste de Maria Helena Buszek - Pin-up Grrrls : Feminism, Sexuality, Popular Culture ou, plus incongru encore, dans la très sérieuse revue James Joyce Quarterly, où Robert Berry associe l'image de Hilda à Molly Bloom !
Pour ma part, c'est Google qui m'a fait rencontrer Hilda lors de la publication du billet Les courbes et les rondeurs de l'Ukraine. Comme quoi, l'intelligence artificielle progresse !

PS : Désolé pour l'accumulation d'anglicismes dans le titre, mais je n'ai pas trouvé de traduction satisfaisante pour rubenesque (qui ressemble à un modèle de Rubens, voir l'urban dictionary).

samedi 24 novembre 2018

Pierre Drieu La Rochelle - La confusion dans la nuit

J'ai enfin trouvé une utilité à BHL. Son service de documentation a exhumé ce reportage de Pierre Drieu La Rochelle sur le 6 février 1934 (publié par Vu le 8 février 1934).
Comme l'écrit une groupie du philosophe botulien "Toute ressemblance avec des mouvements actuels ne saurait être que fortuite et hypothétique. L'éternelle confusion"



Vers sept heures, je fais le tour de la rive gauche. Rien : des barrages de mobiles et d’agents immobiles, dans des rues désertes. Je prends un autobus qui par des détours m’amène à la Madeleine. J’enfile la rue Royale, foule dense mais vague, coins de police. En arrivant au coin du ministère de la Marine, je tombe sur une foule en furie : un homme, sur le toit d’une voiture, gît le ventre en l’air, ensanglanté, les bras en croix.


vendredi 23 novembre 2018

Les courbes et les rondeurs de l'Ukraine


Tous ceux qui espéraient une analyse géopolitique de la situation en Ukraine vont être déçus. C'est un exercice qui dépasse, et de très loin, mes compétences.
Tous les autres vont être ravis, c'est de l'élection de Miss Ukraine Plus Size qu'il s'agit de rendre compte en images. Et là, sans vouloir me vanter, c'est beaucoup plus dans mes cordes !


lundi 19 novembre 2018

Gilets jaunes et culotte écossaise


J'avais profité des heures les plus glorieuses de notre histoire, pendant la Coupe du Monde de Football, pour rédiger un billet philosophique consacré au positivisme d'Auguste Comte. Anna Braga y avait fait une apparition. Tout le monde s'en souvient.

Par un curieux coup du sort, c'est encore Ana Braga qui illustre ce billet. Dorénavant, nul ne pourra plus faire son plein sans espérer la croiser dans la station service. Au diable les discours sur la nocivité du diesel et les avantages du moteur électrique ! Faisant fi de la transition écologique, c'est pour moi l'occasion d'exprimer toute ma solidarité avec les gilets jaunes.

En résumé, une telle scène ne serait plus possible si Ana Braga rechargeait des batteries dans son garage. CQFD.

samedi 17 novembre 2018

Au tapin - La complainte des filles de joie


Peu importe où ces photos ont été prises, elles racontent toutes la même histoire, celle que Georges Brassens a mise en paroles.

                    La complainte des filles de joie
                    Bien que ces vaches de bourgeois
                    Bien que ces vaches de bourgeois
                    Les appellent des filles de joie
                    Les appellent des filles de joie
                    C’est pas tous les jours qu’elles rigolent
                    Parole, parole
                    C’est pas tous les jours qu’elles rigolent.


mardi 13 novembre 2018

Jean Norton Cru - La peur (Avril 1917)


(...) Ce que tu m’écris sur la conception de la bravoure me montre que tu es loin encore de comprendre la question. Et comment pourrait-il en être autrement ? Il faut avoir vécu la vie de danger pendant longtemps, et avoir l’habitude de raisonner ses sensations et son expérience pour commencer à y voir clair. Si au bout de six mois de tranchées j’avais voulu dire franchement ce que je pensais, tu m’aurais vu émettre des opinions encore tout entachées de ces idées préconçues, livresques, traditionnelles, qui constituent ce que j’appelle la légende de la guerre. Ce n’est que peu à peu que j’ai remplacé ces dogmes par des faits d’expérience, et mon 28e mois (janvier dernier) a dissipé encore quelques vestiges d’illusions qui me restaient.




samedi 10 novembre 2018

mardi 6 novembre 2018

Des enfants vendeurs de journaux à la criée (vers 1910) IV/V

La famille Davison (William, 14 ans; George, 12 ans et Peter, 7 ans). Le dimanche, ils commencent à vendre des journaux à 4h du matin. Tampa, Floride, mars 1913.
Photo : Lewis Wickes Hine - Source : Bibliothèque du Congrès, Washington

Une fois n'est pas coutume, ce billet commence par la bibliographie ! Si vous n'avez que quelques instants ou si vous arrivez là par hasard, faites un tour sur le site de Joe Manning :
Lewis Hine Project
Vous y passerez bien plus de temps qu'ici !

Les photos de Lewis Wickes Hine ne sont pas innocentes. Elles peuvent hanter les consciences, heurter des sensibilités. C'est d'ailleurs leur but. Ce sont des photos militantes qui s'appuient sur une rhétorique de l'image. Sans misérabilisme, sans recherche du sensationnel, sans mises en scènes spectaculaires, ce sont de simples portraits d'enfants, de ceux qui font le succès des sites de photos vintage. Devant et derrière l'appareil, c'est la common decency, telle que la théorisera plus tard Orwell, qui est à l'oeuvre... et c'est très violent ! (note 1).

NB : J'ai choisi de limiter cette série de billets aux Newsboys (ou newsie). Elles sont moins construites que celles prises dans les champs ou dans les usines, où le regard peut être captivé par l'ambiance ou l'esthétique de certaines lumières. A mon sens, elles n'ont sont que plus fortes !

Des enfants vendeurs de journaux à la criée (Partie I/V)


jeudi 1 novembre 2018

Fred Boissonnas - La vie quotidienne en Grèce au début du XXème siècle - II/IV


Fred Boissonnas fit de nombreux séjour en Grèce entre 1901 et 1930. Contrairement à de nombreux autres professionnels ou amateurs, il ne photographia pas que des ruines antiques et les paysages, mais aussi les habitants des zones rurales.

mercredi 31 octobre 2018

DANS L'ASSIETTE DES VOISINS 12 - Le Restau U du journalisme

Au menu du Restau U, une virée aléatoire - mais pas tant que ça - dans les différentes versions de The Conversation, un site qui allie l'expertise universitaire à l'exigence journalistique (et vice versa ?)



- Une entrée de viande froide. Le meurtre sériel envisagé comme processus industriel.
- Une entrée (très) chaude. Sexe, race et colonies.
- En plat de résistance, une spécialité africaine. Trokosi : servitude rituelle ou esclavage sexuel ?
- Quelques mignardises. La généalogie des loups-garous.
- Un dessert très british. La chaise comme symbole de l'anthropocène !
- En digestif. Black Panthers et drapeau confédéré, le mariage de la carpe et du lapin ?


mardi 30 octobre 2018

Ça caille, il vente et il neige... Un vrai temps de Toussaint ?

J'ai enfin décidé de devenir un blogueur sérieux et respectable.
Il y a quelques temps, un visiteur (que je soupçonne d'être de gauche tant il sait dire la vraie vérité) m'a fait remarquer que je ne traitais que de sujets futiles en (re)publiant des vieilles photos ou des textes tombés dans l'oubli. Je ne sus pas quoi lui répondre, tant il était dans le vrai vrai de la véritable vérité.
Ce matin, pour tenter de faire amende honorable, j'ai ouvert mon fil d'actualité à la recherche d'un sujet chaud et c'est la météo qui a retenu toute mon attention.




lundi 29 octobre 2018

DANS L'ASSIETTE DES VOISINS 11 - Mon grand père, ce héros

Contrairement aux mythomanes de gauche qui s'exhibent sur Agoravox, je ne crois pas que l'héroïsme se transmette par voie d'héritage, comme un vulgaire titre de propriété.



Je ne peux donc pas me glorifier de l'héroïsme de mon grand-père. Il est né en 1899 dans un village alsacien. C'est donc tout naturellement qu'il s'est retrouvé sur le front russe pendant la Grande Guerre... Trop tard pour y récolter des breloques allemandes, puisque c'était fin 1917 !

Un an plus tard, fin 1918, il revint dans son village pour devenir un citoyen français. Pas de bol pour moi, il n'avait pas jugé utile de faire un détour par Berlin et y participer à la Révolution. Il était un peu chagrin d'avoir perdu pas mal d'amis dont les tombes étaient dispersées un peu partout en France ou très loin à l'Est.

dimanche 28 octobre 2018

Un peu de doc pour les antisionistes radicaux et les négationnistes d'Agoravox

La direction d'Agoravox, un média qui se prétend citoyen, a toujours eu un faible pour les baltringues de la toile.

C'est ainsi qu'Agoravox diffuse, en vrac et en tête de gondole, une brochette d'écrivains sans clients, des paléo-staliniens, des Merluchoniens de toutes les obédiences, des complotistes divers et variés, quelques anthroposophes, des promoteurs de médecines fumeuses, etc.

Agoravox est aussi un havre pour les négationnistes dans leur version rouge-brun (le plus souvent sous couvert d'anti-sionisme) ou dans leur version complotiste (le plus souvent sous couvert d'un discours convenu sur les mensonges propagés par le pouvoir, les médias, les historiens, la relativité de la vérité - rayer les mentions inutiles).

C'est ainsi, qu'il est possible à un rédacteur connu sous le pseudo de Shawford d'y publier des commentaires de cet acabit (à propos de la mort du faussaire de l'histoire Faurisson) :
- la solution finale comme procédé d’extermination industrialisé unique et sans équivalent dans l’histoire selon la doxa officielle -tel que s’auto-proclame la Shoa, est invalidé par ses recherches
ou
- Moi j’en reste au fait que pour lui [et d’autres dont un juif américain qui a commis une enquête de terrain saisissante], l’etude sur le terrain des bâtiments montrerait l’impossibilité qu’ils puissent avoir eu la destination avérée par l’histoire officielle), alors la solution d’extermination industrielle planifiée ne serait pas non plus qualifiée.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce n'est pas la nature de ce qu'a écrit Shawford qui a mené à la disparition (provisoire) de ses pensées, mais les réactions qu'elles ont provoquées. Pour preuve, les pensées de Shawford ont été remises en ligne et elles y restent puisqu'elles ne provoquent plus aucune réaction défavorable.

La production de Shawford est tellement affligeante de banalité que je lui propose (ainsi qu'à ses comparses rouges-bruns ou complotistes) de puiser dans ces quelques articles glanés ces derniers jours :
http://lapravda.forumactif.com/t158-de-quoi-interesser-les-revisionnistes-et-les-antionistes-d-operette-d-agoravox











samedi 6 octobre 2018

Des enfants vendeurs de journaux à la criée (vers 1910) III/V

Fillette d'environ 6 ans qui tient un stand de journaux pendant l'absence de sa soeur (un peu) plus âgée. Hoboken, New Jersey, décembre 1912
Photo : Lewis Wickes Hine - Source : Bibliothèque du Congrès, Washington

Une fois n'est pas coutume, ce billet commence par la bibliographie ! Si vous n'avez que quelques instants ou si vous arrivez là par hasard, faites un tour sur le site de Joe Manning :
Lewis Hine Project
Vous y passerez bien plus de temps qu'ici !

Les photos de Lewis Wickes Hine ne sont pas innocentes. Elles peuvent hanter les consciences, heurter des sensibilités. C'est d'ailleurs leur but. Ce sont des photos militantes qui s'appuient sur une rhétorique de l'image. Sans misérabilisme, sans recherche du sensationnel, sans mises en scènes spectaculaires, ce sont de simples portraits d'enfants, de ceux qui font le succès des sites de photos vintage. Devant et derrière l'appareil, c'est la common decency, telle que la théorisera plus tard Orwell, qui est à l'oeuvre... et c'est très violent ! (note 1).

NB : J'ai choisi de limiter cette série de billets aux Newsboys (ou newsie). Elles sont moins construites que celles prises dans les champs ou dans les usines, où le regard peut être captivé par l'ambiance ou l'esthétique de certaines lumières. A mon sens, elles n'ont sont que plus fortes !

Des enfants vendeurs de journaux à la criée (Partie I/V)


lundi 1 octobre 2018

Fred Boissonnas - La vie quotidienne en Grèce au début du XXème siècle - I/IV


Fred Boissonnas fit de nombreux séjour en Grèce entre 1901 et 1930. Contrairement à de nombreux autres professionnels ou amateurs, il ne photographia pas que des ruines antiques et les paysages, mais aussi les habitants des zones rurales.

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