mardi 6 janvier 2099

LA PRAVDA - MAISON DE PLAISIRS

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Hommage d'Eugène Delacroix aux faussaires, truqueurs, margoulins et plagiaires publiés sur Agoravox


- Une Pinacothèque qui regroupe un ensemble d'illustrations grand format.
- Un salon de lecture qui regroupe des articles et des billets sélectionnés.
- Un rade où l'on bavarde.
- Et des boudoirs secrets réservés aux membres inscrits.


lundi 16 juillet 2018

Une tentative de photos de charme soviétiques en 1974


Sont-ce les cadrages aléatoires, le ciel nuageux, le figuier ou la coupe des maillots de bain prolétariens ? Je ne sais pas trop, mais il y a quelque chose qui cloche là-dedans !
Le photographe est inconnu et ce n'est peut-être pas plus mal...


mardi 10 juillet 2018

William Johnson photographie l'Inde (c. 1855-1862) - I/IV

William Johnson - Nagar Brahmins - c. 1855-1862
DeGolyer Library, Southern Methodist University - Dallas, Texas
Ne me demandez pas ce que ces photos anglaises font dans la bibliothèque d'une université méthodiste du Texas ! Je n'en sais rien...

dimanche 8 juillet 2018

Un enterrement en Ukraine dans les années 70


Les clichés ont beaucoup soufferts, mais ils valent la peine d'être publiés. Non seulement parce que ce sont les souvenirs d'un enterrement en Ukraine dans les années 70, mais surtout parce qu'ils témoignent d'une tradition. Lors des funérailles, on mange et on boit en famille dans le cimetière.
J'avais déjà publié un billet sur ce thème, mais je pensais que la tradition se limitait au dimanche de Pâques.


vendredi 6 juillet 2018

Jean Lorrain - Un père indigne


Dimanche 15 mars - Les courses, qui ont repris, hélas ! ont raflé toutes les voitures de la station de fiacre; c'est la sortie de la réunion d'Auteuil, et pour aller dîner à Paris, je suis forcé d'aller au Point-du-Jour prendre le tramway de Sèvres-Louvres, car il n'y a pas moyen de songer à la voie de Ceinture, envahie par une tourbe de bookmakers et de bas parieurs.


vendredi 29 juin 2018

Un premier bilan de la limitation de vitesse à 80 km/h


Avant même que la mesure n'entre en application, nous sommes en mesure de tirer les premiers enseignements de cette mesure. Tous les accidentologues citoyens l'avaient prédit, mais c'est encore pire que prévu.
Somnolence à la pompe à essence, embourbements, simulations d'accidents, tentatives de suicide de véhicules autonomes, nuées de sauterelles, dépressions, camions fous, tout cela n'était pas prévu !


mercredi 27 juin 2018

Tsukioka Yoshitoshi - L'art du fait divers japonais au XIXe siècle (II/III)

Tsukioka Yoshitoshi - Le fils de Horisaka Sahei attaché à une balle de riz - c. 1875
The Postal News - n°508 - Dimension : env. 35 x 23 cm
LACMA, Los Angeles - Herbert R. Cole Collection

Yoshitoshi (1839-1892) est l'un des derniers grands artistes d'estampe ukiyo-e, une école de gravure sur bois japonaise. Il vécut au quotidien le passage de l'époque du Shogunat à l'Ère Meiji, une période où le Japon connut de nombreux changements, l'ouverture à l'Occident n'étant pas le moindre.

Pendant sa carrière, Tsukioka Yoshitoshi subit plusieurs revers de fortune, mais aussi des retours de balancier grâce à la sollicitude de compagnes, dont certaines se seraient même prostituées à son profit. Que cela participe de la légende de l'artiste maudit, c'est possible. Ce qui est certain c'est que le milieu des courtisanes inspirait l'artiste et qu'il a toujours présenté les geishas sous un jour favorable !

Tsukioka Yoshitoshu se consacra, pendant quelques temps, à l'illustration de publications populaires. Si la technique de ces planches n'est pas du niveau de celle ses publications plus ambitieuses, elles n'ont sont pas moins un témoignage de la demande du public. Crimes atroces, situations scabreuses, anecdotes édifiante ou merveilleuses et faits divers sanglants faisaient le succès de ces feuilles qui ne sont pas sans rappeler ce que seront le supplément illustré du Petit Journal en France ou, encore aujourd'hui, la presse tabloïd anglo-saxone.

Les grandes collections japonaises, tout comme quelques institutions occidentales (dont le LACMA de Los Angeles d'où proviennent les illustrations de ce billet), conservent des centaines de gravures de Tsukioka Yoshitoshi (voir bibliographie in fine).


dimanche 24 juin 2018

Entre Seine et Marne vers 1900

Apéritif dans une guinguette
Difficile d'être plus précis et les localisations sont données sous toutes réserves ! Humus n'a pas pour habitude de citer ses sources...

vendredi 22 juin 2018

Colette et la fin de la bande à Bonnot

L'oeil de la police - 1912

Contes des mille et un matins

DANS LA FOULE...

Dimanche dernier, notre brillante collaboratrice, Mme Colette Willy, a pu suivre les péripéties de la lutte contre les bandits traqués dans leur repaire. A l'observation de la foule elle a appliqué la fine sensibilité et la divination qui donnent tant de prix à ses délicieuses études d"humanité. Par le récit d'une telle spectatrice qui évoque si intensément ses impressions originales et profondes, nos lecteurs vont pouvoir vivre à leur tour dans la saisissante atmosphère de ces heures tragiques.


mercredi 20 juin 2018

Ana Braga - Ordre et Progrès !



Comme tous les 4 ans à pareille époque, c'est la Coupe du Monde de foot. J'avais bien pensé à rédiger un p'tit billet hypocrite destiné à flatter les émules du Melon de la Loire et à m'assurer une place en tête de gondole, aux côtés de l'élite des margoulins citoyens.

Les angles originaux ne manquaient pas. S'indigner du salaire de Ronaldo, moquer la coupe de cheveux de Neymar, analyser le positionnement sur le terrain de l'arrière-droit sud-coréen, se pâmer devant Poutine et le prince saoudien en tribune, rappeler que tout cet argent dépensé aurait pu servir à financer Benitoto de la France Insoumise, calculer le bilan carbone d'un stade de 80 000 spectateurs, rappeler qu'il y a un trou sous la pelouse puisque la terre est creuse, démontrer que le point de pénalty est un embryon de chemtrail surveillé par l'arbitrage vidéo, etc...

Mais, je n'y arrivais pas. Les mots me manquaient. Prêcher la Vraie Vérité demande un talent qui n'est pas donné à tout le monde. Désespéré, je pris ma voiture pour participer au réchauffement climatique, klaxonner pour fêter la défaite de l'Allemagne et faire le plein à 80 km/h. Bien m'en prit ! Ana Braga ( 171 cm, 52 kg, 86-61-84) avait eu la même idée.... en mieux. Quand deux grands esprits se rencontrent à la pompe à essence...

C'est aussi l'occasion pour moi de rappeler que la Coupe du Monde de foot permet de s'instruire et de s'ouvrir à toutes les cultures, que la pédagogogie ce n'est pas que le latin et le grec. Merci Ana, je n'oublierai pas de si tôt que la devise du Brésil est Ordre et Progrès et qu'Ana Braga rend hommage à Auguste Comte.

Si même les bimbos se mettent à la philosophie, quel avenir pour le Pécuchet du Deux-Deux ?

mardi 19 juin 2018

Quand les Russes font du tourisme. La Corse en 1906


Les clichés ne sont malheureusement pas d'excellente qualité. Ce sont les photos de vacances d'une famille russe qui semble avoir fait un périple dans le bassin méditerranéen vers 1906-1907.
Là, ils sont en Corse (Ajaccio, Corte, Porto-Vecchio, etc). Je laisse aux érudits locaux le soin de localiser les clichés avec plus de précision. Le bloggeur russe qui les a mises en ligne n'est pas très précis.

dimanche 17 juin 2018

Roger Fenton et la guerre de Crimée

Roger Fenton - Marcus Sparling (l'assistant de Fenton) sur la roulotte qui faisait office de studio photographique mobile - 1855
Royal Collection Trust / © Her Majesty Queen Elizabeth II 

Si les photographies de Roger Fenton prises pendant la guerre de Crimée sont bien connues, il aura fallu attendre plus de 150 ans pour qu'on leur consacre une exposition spécifique. Ce sera chose faite à la Queens Gallery de Buckingham Palace, Londres à partir du 9 novembre 2018.
Roger Fenton est considéré comme le premier photographe a s'être rendu sur un champ de bataille. Aujourd'hui, on dirait un correspondant de guerre. C'est en mars1855 que Fenton arriva en Crimée pour le compte de l'éditeur Agnew et du gouvernement britannique.Pour Agnew, le but n'était pas de d'avoir des photos qui seraient publiés dans la presse, à cette époque, c'était techniquement compliqué et économiquement trop coûteux. L'idée de l'éditeur était de disposer d'une base de photographies qui serviraient de modèle aux graveurs de son officine.

En mars 1855, Sebastopol était assiégée depuis plusieurs mois, la guerre tirait à sa fin, ce n'était plus qu'une question de temps.
Atteint du choléra, Fenton dut rentrer en Angleterre fin juin, deux mois avant la chute de Sebastopol.

jeudi 14 juin 2018

William Johnson - Les portraits de Bombay (vers 1858)


William Johnson fut l'un des premiers photographes à s'installer en Inde (British India). Dès 1852, ce fonctionnaire britannique installa un studio sur Grand Road à Bombay. En 1854, il fut l'un des membres fondateurs de la Bombay Photographic Society.  C'est cette société qui publia entre 1856 et 1858 les 36 livraisons de l'Indian Amateur's Photographic Album. En 1861, William Johnson apparait pour la dernière fois sur la liste des résidents de Bombay.
En 1863, William Johnson publia à Londres  The oriental races and tribes, residents and visitors of Bombay (en 2 volumes). C'est le premier ouvrage ethnographique consacré à l'Inde, illustré de photographies.

Source des photos : Bibliothèque de l'Université de Leyde, Pays-Bas


mardi 12 juin 2018

Zenzidou Yamada - L'Ukiyo-e contemporain


Des scènes de la vie quotidienne et les codes de la gravure sur bois de l'époque Edo. Un brin de nostalgie et beaucoup d'ironie. Zenzidou Yamada gagne à être connu !

dimanche 10 juin 2018

Des flics soviétiques


Ils ont la tête de l'emploi. Ce sont des membres des nombreuses officines bolcheviques (Tcheka, Gepeou, NKVD, etc)... Louis Aragon les aimait bien !

Il s’agit de préparer le procès du monstre
D’un monde monstrueux
Aiguisez demain sur la pierre
Préparez les conseils d’ouvriers et soldats
Constituez le tribunal révolutionnaire
J’appelle la Terreur du fond de mes poumons

mercredi 6 juin 2018

Jean LORRAIN - La maison Philibert. Illustré par George Bottini


Excepté chez les amateurs de littérature Fin de Siècle, on ne lit plus guère Jean Lorrain et George Bottini est considéré, tout au plus, comme un (très) petit maître dans la manière de Toulouse-Lautrec.
Peut-être que la gouaille de Rachilde (critique de La Maison Philibert parue dans le Mercure de France), le style de Jean Lorrain (critique de l'exposition Bottini de 1899) et les aquarelles de George Bottini inciteront quelques passants à franchir le pas de la porte...

samedi 2 juin 2018

Pierre Labric descend la tour Eiffel à vélo - 02 juin 1923

C'était une époque où les journalistes sportifs payaient de leur personne.
Le 02 juin 1923, Pierre Labric descend à vélo du premier étage de la tour Eiffel. Un exercice risqué si l'on en croit Le Matin du lendemain !



jeudi 31 mai 2018

Se faire tirer le portrait à Kylasovo vers 1910 (Part 1)


Le village de Kylasovo (Kraï de Perm) est situé à l'ouest de la région de Kungur, dans la basse vallée de la rivière Babka et de son affluent la rivière Shukhardy. La route de Sibérie traverse le village.

mercredi 30 mai 2018

Tsukioka Yoshitoshi - L'art du fait divers japonais au XIXe siècle (I/III)

Tsukioka Yoshitoshi - Le suicide de deux agents étrangers - c. 1875
The Postal News, n° 647 - Dimension : env. 35 x 23 cm
LACMA, Los Angeles - Herbert R. Cole Collection

Yoshitoshi (1839-1892) est l'un des derniers grands artistes d'estampe ukiyo-e, une école de gravure sur bois japonaise. Il vécut au quotidien le passage de l'époque du Shogunat à l'Ère Meiji, une période où le Japon connut de nombreux changements, l'ouverture à l'Occident n'étant pas le moindre.

Pendant sa carrière, Tsukioka Yoshitoshi subit plusieurs revers de fortune, mais aussi des retours de balancier grâce à la sollicitude de compagnes, dont certaines se seraient même prostituées à son profit. Que cela participe de la légende de l'artiste maudit, c'est possible. Ce qui est certain c'est que le milieu des courtisanes inspirait l'artiste et qu'il a toujours présenté les geishas sous un jour favorable !

Tsukioka Yoshitoshu se consacra, pendant quelques temps, à l'illustration de publications populaires. Si la technique de ces planches n'est pas du niveau de celle ses publications plus ambitieuses, elles n'ont sont pas moins un témoignage de la demande du public. Crimes atroces, situations scabreuses, anecdotes édifiante ou merveilleuses et faits divers sanglants faisaient le succès de ces feuilles qui ne sont pas sans rappeler ce que seront le supplément illustré du Petit Journal en France ou la presse tabloïd anglo-saxone d'aujourd'hui.

Les grandes collections japonaises, tout comme quelques institutions occidentales (dont le LACMA de Los Angeles d'où proviennent les illustrations de ce billet), conservent des centaines de gravures de Tsukioka Yoshitoshi (voir bibliographie in fine).


samedi 26 mai 2018

Des enfants vendeurs de journaux à la criée (vers 1910) I/V

Groupe de Newsboys - Dimanche 7 mars 1909, 6h du matin à Hartford (Connecticut)
Photo : Lewis Wickes Hine - Source : Bibliothèque du Congrès, Washington

Une fois n'est pas coutume, ce billet commence par la bibliographie. Si vous n'avez que quelques instants ou si vous arrivez là par hasard, faites un tour sur le site de Joe Manning :
Lewis Hine Project
Vous y passerez bien plus de temps qu'ici !

Les photos de Lewis Wickes Hine ne sont pas innocentes. Elles peuvent hanter les consciences, heurter des sensibilités. C'est d'ailleurs leur but. Ce sont des photos militantes qui s'appuient sur une rhétorique de l'image. Sans misérabilisme, sans recherche du sensationnel, sans mises en scènes spectaculaires, ce sont de simples portraits d'enfants, de ceux qui font le succès des sites de photos vintage. Devant et derrière l'appareil, c'est la common decency, telle que la théorisera plus tard Orwell, qui est à l'oeuvre... et c'est très violent ! (note 1).

NB : J'ai choisi de limiter cette série de billets aux Newsboys (ou newsie). Elles sont moins construites que celles prises dans les champs ou dans les usines, où le regard peut être captivé par l'ambiance ou l'esthétique de certaines lumières. A mon sens, elles n'ont sont que plus fortes !

vendredi 25 mai 2018

Portraits ethnographiques de femmes Bachkires (c. 1880)


Humus attribue ces clichés ethnographiques de Bachkirs au photographe Karl Andreyevich Fischer et il les date des années 1870. Je n'ai rien trouvé qui permette de confirmer ou d'infirmer cette attribution. On ne peut que croire Humus sur parole puisqu'il n'a pas pour habitude de sourcer les photos qu'il publie. 


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