vendredi 30 novembre 2018

Macron, Lénine, même combat ?

Autrefois, mais c'est un temps que les d'jeunes n'ont pas connu, on lisait parfois Marx et Lénine.
C'est une bonne habitude qui s'est perdue.

Aujourd'hui, bien peu ont encore le souvenir des débats sans fin qui animaient les différentes chapelles plus ou moins marxisantes et, en particulier, celui sur la contribution de certaines catégories populaires au mouvement révolutionnaire. Marx disait pis que pendre du Lumpenproletariat qu'il considérait comme un allié objectif de la bourgeoisie. Lénine était plus pragmatique.


jeudi 29 novembre 2018

Fred Boissonnas - La vie quotidienne en Grèce au début du XXème siècle - III/IV


Fred Boissonnas fit de nombreux séjour en Grèce entre 1901 et 1930. Contrairement à de nombreux autres professionnels ou amateurs, il ne photographia pas que des ruines antiques et les paysages, mais aussi les habitants des zones rurales.

lundi 26 novembre 2018

Duane Bryers et Hilda, la pinup rubenesque


C'est en 1956 que Duane Bryers créa Hilda, sa pinup non conventionnelle. Au fil des années, elle ne prit pas une ride et à peine quelques kilos de plus. Pendant plus d'une vingtaine d'années, Hilda illustra de nombreux calendriers, des cartes postales et des magazines. Puis, Hilda tomba dans l'oubli et quand Duane Bryers mourut en 2012, il n'y eut pas grand monde pour consacrer une notice nécrologique à cet illustrateur plus connu des camionneurs ou des GI's que des historiens de l'art. Même les sites spécialisés dans les subcultures semblent ignorer l'existence de Duane Bryers dont la fiche wikipedia en anglais est des plus succinctes (il faut aller sur le wikipedia allemand pour trouver quelques détails bibliographiques)

Depuis, Hilda revient de temps en temps dans l'actualité, surtout quand il s'agit d'illustrer des rondeurs. On retrouve aussi Hilda dans des contextes plus surprenants. Ainsi, il en est question dans le livre-manifeste de Maria Helena Buszek - Pin-up Grrrls : Feminism, Sexuality, Popular Culture ou, plus incongru encore, dans la très sérieuse revue James Joyce Quarterly, où Robert Berry associe l'image de Hilda à Molly Bloom !
Pour ma part, c'est Google qui m'a fait rencontrer Hilda lors de la publication du billet Les courbes et les rondeurs de l'Ukraine. Comme quoi, l'intelligence artificielle progresse !

PS : Désolé pour l'accumulation d'anglicismes dans le titre, mais je n'ai pas trouvé de traduction satisfaisante pour rubenesque (qui ressemble à un modèle de Rubens, voir l'urban dictionary).

samedi 24 novembre 2018

Pierre Drieu La Rochelle - La confusion dans la nuit

J'ai enfin trouvé une utilité à BHL. Son service de documentation a exhumé ce reportage de Pierre Drieu La Rochelle sur le 6 février 1934 (publié par Vu le 8 février 1934).
Comme l'écrit une groupie du philosophe botulien "Toute ressemblance avec des mouvements actuels ne saurait être que fortuite et hypothétique. L'éternelle confusion"



Vers sept heures, je fais le tour de la rive gauche. Rien : des barrages de mobiles et d’agents immobiles, dans des rues désertes. Je prends un autobus qui par des détours m’amène à la Madeleine. J’enfile la rue Royale, foule dense mais vague, coins de police. En arrivant au coin du ministère de la Marine, je tombe sur une foule en furie : un homme, sur le toit d’une voiture, gît le ventre en l’air, ensanglanté, les bras en croix.


vendredi 23 novembre 2018

Les courbes et les rondeurs de l'Ukraine


Tous ceux qui espéraient une analyse géopolitique de la situation en Ukraine vont être déçus. C'est un exercice qui dépasse, et de très loin, mes compétences.
Tous les autres vont être ravis, c'est de l'élection de Miss Ukraine Plus Size qu'il s'agit de rendre compte en images. Et là, sans vouloir me vanter, c'est beaucoup plus dans mes cordes !


lundi 19 novembre 2018

Gilets jaunes et culotte écossaise


J'avais profité des heures les plus glorieuses de notre histoire, pendant la Coupe du Monde de Football, pour rédiger un billet philosophique consacré au positivisme d'Auguste Comte. Anna Braga y avait fait une apparition. Tout le monde s'en souvient.

Par un curieux coup du sort, c'est encore Ana Braga qui illustre ce billet. Dorénavant, nul ne pourra plus faire son plein sans espérer la croiser dans la station service. Au diable les discours sur la nocivité du diesel et les avantages du moteur électrique ! Faisant fi de la transition écologique, c'est pour moi l'occasion d'exprimer toute ma solidarité avec les gilets jaunes.

En résumé, une telle scène ne serait plus possible si Ana Braga rechargeait des batteries dans son garage. CQFD.

samedi 17 novembre 2018

Au tapin - La complainte des filles de joie


Peu importe où ces photos ont été prises, elles racontent toutes la même histoire, celle que Georges Brassens a mise en paroles.

                    La complainte des filles de joie
                    Bien que ces vaches de bourgeois
                    Bien que ces vaches de bourgeois
                    Les appellent des filles de joie
                    Les appellent des filles de joie
                    C’est pas tous les jours qu’elles rigolent
                    Parole, parole
                    C’est pas tous les jours qu’elles rigolent.


mardi 13 novembre 2018

Jean Norton Cru - La peur (Avril 1917)


(...) Ce que tu m’écris sur la conception de la bravoure me montre que tu es loin encore de comprendre la question. Et comment pourrait-il en être autrement ? Il faut avoir vécu la vie de danger pendant longtemps, et avoir l’habitude de raisonner ses sensations et son expérience pour commencer à y voir clair. Si au bout de six mois de tranchées j’avais voulu dire franchement ce que je pensais, tu m’aurais vu émettre des opinions encore tout entachées de ces idées préconçues, livresques, traditionnelles, qui constituent ce que j’appelle la légende de la guerre. Ce n’est que peu à peu que j’ai remplacé ces dogmes par des faits d’expérience, et mon 28e mois (janvier dernier) a dissipé encore quelques vestiges d’illusions qui me restaient.




samedi 10 novembre 2018

mardi 6 novembre 2018

Des enfants vendeurs de journaux à la criée (vers 1910) IV/V

La famille Davison (William, 14 ans; George, 12 ans et Peter, 7 ans). Le dimanche, ils commencent à vendre des journaux à 4h du matin. Tampa, Floride, mars 1913.
Photo : Lewis Wickes Hine - Source : Bibliothèque du Congrès, Washington

Une fois n'est pas coutume, ce billet commence par la bibliographie ! Si vous n'avez que quelques instants ou si vous arrivez là par hasard, faites un tour sur le site de Joe Manning :
Lewis Hine Project
Vous y passerez bien plus de temps qu'ici !

Les photos de Lewis Wickes Hine ne sont pas innocentes. Elles peuvent hanter les consciences, heurter des sensibilités. C'est d'ailleurs leur but. Ce sont des photos militantes qui s'appuient sur une rhétorique de l'image. Sans misérabilisme, sans recherche du sensationnel, sans mises en scènes spectaculaires, ce sont de simples portraits d'enfants, de ceux qui font le succès des sites de photos vintage. Devant et derrière l'appareil, c'est la common decency, telle que la théorisera plus tard Orwell, qui est à l'oeuvre... et c'est très violent ! (note 1).

NB : J'ai choisi de limiter cette série de billets aux Newsboys (ou newsie). Elles sont moins construites que celles prises dans les champs ou dans les usines, où le regard peut être captivé par l'ambiance ou l'esthétique de certaines lumières. A mon sens, elles n'ont sont que plus fortes !

Des enfants vendeurs de journaux à la criée (Partie I/V)


jeudi 1 novembre 2018

Fred Boissonnas - La vie quotidienne en Grèce au début du XXème siècle - II/IV


Fred Boissonnas fit de nombreux séjour en Grèce entre 1901 et 1930. Contrairement à de nombreux autres professionnels ou amateurs, il ne photographia pas que des ruines antiques et les paysages, mais aussi les habitants des zones rurales.

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