samedi 29 décembre 2018

Fred Boissonnas - La vie quotidienne en Grèce au début du XXème siècle - IV/IV


Fred Boissonnas fit de nombreux séjour en Grèce entre 1901 et 1930. Contrairement à de nombreux autres professionnels ou amateurs, il ne photographia pas que des ruines antiques et les paysages, mais aussi les habitants des zones rurales.

lundi 24 décembre 2018

Le Père Noël au bucher

Chaque 24 décembre je me livre à un rituel profane. Je relis le récit de la Nativité dans l'Évangile selon Luc (2, 1-7)... et je crois au Père Noël. J'ai beau savoir qu'il n'y a guère de rapport, que ma croyance est vaine et que le récit est théologique, rien n'y fait.



C'est donc avec effroi que j'ai appris que l'on avait brûlé le Père Noël en place publique, le 23 décembre 1951 à Dijon. Il parait qu'à l'époque toute la presse s'en est fait l'écho. Même l'Agité du bocal a demandé à un ethnologue structuraliste ce qu'on pouvait en penser.

D'où cet article de Claude Lévi-Strauss -Le Père Noël supplicié - publié dans le numéro de mars 1952 des Temps Modernes. Lévi-Strauss profite de l'occasion pour poser la bonne question : Il ne s'agit pas de justifier les raisons pour lesquelles le père Noël plait aux enfants, mais bien celles qui ont poussé les adultes à l'inventer.
Et il n'y va pas de main morte pour tordre le cou à quelques légendes pseudo-folkloristes !
(Une petite correction, les plus anciennes références aux sapins de Noël datent de 1492 si l'on en croit les Strasbourgeois ou de 1521 si l'on est originaire de Sélestat. Voir ici)


Petite Bibliographie aléatoire :
Une article déjà ancien (2009) dans ce qui était à l'époque le Nouvel Observateur
Un écho de la presse locale (Le Bien Public) avec quelques photos
Le retour du Père Noël à Dijon en 1968
Une approche psychosociologique

dimanche 23 décembre 2018

Plaidoyer pour le retour de la gymnastique médico-mécanique


Mon intention n'est pas de faire concurrence aux thérapeutes alternatifs ou aux professeurs d'EPS. Cet article n'est pas pas plus une publicité déguisée pour une usine d'engrenages, ni une apologie de pratiques sexuelles solitaires et encore moins une tentative de dénigrement de toutes ces activités parfaitement honorables.

On doit ces ingénieux engins à un médecin suédois du nom de Gustav Zander (1835-1920). Le 19ème siècle étant le siècle de la machine, leur succès était garanti. Comme Zander avait aussi l'esprit d'entreprise, ce ne sont pas moins de 146 pays qui étaient équipés d'instituts à son nom en 1906, créant un empire de gymnastique médico-mécanique sur lequel le soleil ne se couchait jamais.

samedi 15 décembre 2018

Portraits ethnographiques d'Australiennes contemporaines



Voilà déjà 10 ans que Tokumwal (littéralement, le grand trou dans le fleuve), une localité de Nouvelle-Galles du sud, accueille le Strawberry Fields Festival.
Comme cette manifestation est présentée par ses organisateurs comme un festival de culture urbaine, ce billet a toute sa place aux côtés des autres billets ethnographiques qui parsèment ce blog.

jeudi 13 décembre 2018

Belikov - Portraits de campagne


Alexander Antonovitch Belikov était à la fois photographe professionnel et enseignant en géographie. Ceci lui permit de participer à plusieurs expéditions ethnographiques dans les années 20 et en particulier à celle organisée dans la campagne de Leningrad en 1927. 
La commande consistait à étudier et à photographier la vie dans une communauté rurale. Belikov ne put s'empêcher de joindre l'utile à l'agréable et de tirer leur portrait à toutes ces jeunes filles... et à quelques dames plus âgées !

dimanche 9 décembre 2018

Le calendrier de la vie rurale


C'est un aveu qui va encore me faire perdre quelques visiteurs (et pourtant, ils ne sont pas légion). Je suis un urbain qui n'a aucune nostalgie de la vie à la campagne.
Aussi, quand le l'agent commercial de la Bayerische Jungbauernschaft, l'équivalent de l'une de nos Fédérations Régionales de Jeunes Bouseux est passé par ma boite mail, j'ai d'abord songé à mettre son message à la corbeille. Une mauvaise manipulation l'a sauvé de la destruction et par la même occasion m'a permis de me réconcilier avec la plastique des agricultrices.

vendredi 7 décembre 2018

Des enfants vendeurs de journaux à la criée (vers 1910) V/V

Frank Luzzi, vendeur à la criée de journaux âge de 10 ans. Hartford, Connecticut, mars 1909.
Photo : Lewis Wickes Hine - Source : Bibliothèque du Congrès, Washington
Une fois n'est pas coutume, ce billet commence par la bibliographie ! Si vous n'avez que quelques instants ou si vous arrivez là par hasard, faites un tour sur le site de Joe Manning :
Lewis Hine Project
Vous y passerez bien plus de temps qu'ici !

Les photos de Lewis Wickes Hine ne sont pas innocentes. Elles peuvent hanter les consciences, heurter des sensibilités. C'est d'ailleurs leur but. Ce sont des photos militantes qui s'appuient sur une rhétorique de l'image. Sans misérabilisme, sans recherche du sensationnel, sans mises en scènes spectaculaires, ce sont de simples portraits d'enfants, de ceux qui font le succès des sites de photos vintage. Devant et derrière l'appareil, c'est la common decency, telle que la théorisera plus tard Orwell, qui est à l'oeuvre... et c'est très violent ! (note 1).

NB : J'ai choisi de limiter cette série de billets aux Newsboys (ou newsie). Elles sont moins construites que celles prises dans les champs ou dans les usines, où le regard peut être captivé par l'ambiance ou l'esthétique de certaines lumières. A mon sens, elles n'ont sont que plus fortes !

Des enfants vendeurs de journaux à la criée (Partie I/V)


mercredi 5 décembre 2018

Katie Price sort les poubelles


A dire vrai, jusqu'à la lecture studieuse de cet article du Daily Mail, j'ignorais jusqu'à l'existence de Katie Price. Je n'en sais pas beaucoup plus sur sa carrière, mais Katie Price doit être célèbre, sinon elle n'aurait pas été photographiée entrain de sortir ses poubelles le 11 novembre au matin !


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