Billet de Chalou publié à l'origine sur Fier-Panda

Il y a sur terre de nombreuses injustices. Harald
Schumacher à Séville en 1982, la lose d’Arlette Laguillier, le manque de
reconnaissance au patrimoine culturel et gustatif gaulois du pâté Henaff, etc.
Cependant, la plus grande de toutes est la façon dont l’un des grands
dystopiens de la littérature française, à savoir René Barjavel, est tombé dans
les oubliettes de l'histoire littéraire. Nous avons tous lu Barjavel
(1911-1985), dont les œuvres ont marqué la littérature « populaire »
des années 1960-1970 : La Nuit des temps, Ravage, Les
Chemins de Katmandou, Le Grand secret, j’en passe et des meilleurs.
Cependant, est-il question de voir en lui un grand auteur ? C’est là que
le bât blesse. Dans une France où la littérature de supermarché desdits Tonino
Benacquista, Guillaume Musso, Bernard Werber, etc. (vous savez, celle qui
s’apprécie en écoutant du François Valéry ou de la Compagnie créole) continue
de rendre les cohortes beaufs de notre pays qui s’imaginent lire de la
littérature encore plus ignorantes, il paraît incongru de penser que des vrais
auteurs, tel ce bon vieux René Barjavel, qui ont des couilles, ont existé.