vendredi 14 mars 2014

L'ASSIETTE AU BEURRE - N°15 (1901) 14 Juillet par Steinlen

Nouvelle Bastille - Colloque nocturne.
-Enfin, voilà un bon revolver mis sous le nez de la gueuse !
-Ce peuple imbécile ne s'est jamais douté que notre Eglise était une forteresse, sa crypte une casemate.
-Nous sommes forts.

Crédit : Bibliothèque Nationale de France - Gallica. Dessins de Steinlen.
Le numéro complet ici :

S.E. Le Grand Electeur, héros du jour, prépare les canons. 


Fille à Soldats.
- C'est d'aimer trop les militaires qui a perdu mes aînées, et moi... on n'se r'fait pas.



Femme à curés.
- Il vous sera beaucoup pardonné, mon enfant, parce que vous avez beaucoup aimé (qui aime bien, paie bien) les curés et les militaires. 


Le fiacre de l'Etat.
 - Calmez-vous, général, laissez le peuple nous secouer un peu, ça l'amuse et tant qu'il s'amuse, nous ne sommes pas par terre.


- Peut-on compter sur vous aujourd'hui, Joseph ?
- Madame la baronne me ferait-elle l'injure de me prendre pour un sale républicain ? Comme tous les gens de bonne maison, je suis membre de la P.F. 


Comme en quatre-vingt-treize.
Les Gens de Bien à la brute ignorante : "Ne crains rien, nous somme là !"
L'Officier : "Moi pour t'armer."
Le Riche : "Moi pour te payer."
Le Juge : "Moi pour t'acquitter."
Le Prêtre : "Et moi pour t'absoudre."


Représentation gratuite.
4 heures du matin... plus que 9 heures à attendre !
- Pauv' populo, ça ne t'entrera-t-il jamais dans la tête que c'est toi, toujours toi, qui paies même le spectacle gratis. 


Foyer de la danse.
- Qu'est-ce que notre petit Georges va donner à ses poupoules qu'ont bien gueulé la Marseille pour son sale populo ?


L'Avenir.
La Grande - Le bal est fini, les lampions sont éteints. Allons, ouste ! mes petites ordures, je viens faire les chambres.


A la revue.
- Sachez que j'ai trouvé votre petite farce de Montélimar bien spirituelle... 


A l'Elysée.
- Que m'apprenez-vous là ? Les capitaux émigrent . A ma place que feriez-vous ?
- Je suivrais l'exemple que donnent tous les bons Français : je ferais filer ma fortune à l'étranger. 


- Je les retrouve, mes pharisiens, mes marchands du Temple, battant monnaie avec mon pauvre coeur de vagabond et de révolté.

Crédit : Bibliothèque Nationale de France - Gallica. Dessins de Steinlen.

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